Insertion dans la vie professionnelle
Jeune diplômé
Un diplôme en poche, pour la plupart des jeunes diplômés, l'heure est à la recherche d'emploi. Afin de guider les jeunes diplômés dans leurs démarches, voici quelques pistes et initiatives pouvant répondre à leurs besoins.
Jeune diplômé : mettre en avant ses atouts
Pour optimiser sa recherche d’
emploi et son insertion dans la vie active, le
jeune diplômé doit s’armer efficacement en adaptant une méthodologie adaptée à son profil :
• Appuyer fortement sur son dynamisme, ses motivations, son projet professionnel désiré, son potentiel et son engagement envers le travail proposé.
• Transposer ses compétences acquises par les stages, les projets tutorés, les activités extra-scolaires, séjours linguistiques et autres atouts pouvant répondre aux attentes de compétences professionnelles de l’entreprise.
• Valoriser son
CV en commençant par mettre en avant sa formation puis les compétences acquises au cours des diverses expériences.
Initiative : les parrains offrent les clés du premier emploi
Des bénévoles du monde de l’entreprise décident de parrainer des personnes à la
recherche d’emploi et de les accompagner dans leur insertion professionnelle avec un taux d’issues positives de 74 % dont 61% d’accès à l’emploi. (Source : www.minefe.gouv.fr)
Le
parrainage peut aider un jeune diplômé à s’insérer dans la vie professionnelle. Exemple de l’association « un parrain, un emploi » :
« Quand je les vois arriver, les filles ne sont pas maquillées, les garçons mal habillés, ils ont le dos voûté. Quand on cherche un
emploi, on est dans un état de doute profond, on est seul ». Françoise Berranger, la marraine d'Hélène Guihéneuf.
Titulaire d'un master de communication touristique décroché à Angers dans l'une des meilleures écoles européennes, Hélène, originaire de Piriac-sur-Mer, a entamé le « parcours du combattant » du
jeune diplômé en septembre 2006. Depuis, elle a expédié de nombreux
CV, des
lettres de motivation et obtenu trois
entretiens.
« Il est intéressant d'avoir un soutien autre que la famille où on m'encourage en me disant que ça va finir par marcher. Avec une personne extérieure on se remet en question. Françoise m'aide beaucoup pour l'entretien, une sorte de coaching mental ».
« Le premier entretien a été catastrophique, se souvient-elle. Le dernier, que j'ai eu en septembre, même si la réponse a été négative, s'est beaucoup mieux passé. J'ai donné ce que j'avais ». Au rythme d'entrevues, de discussions et de nombreux courriels, Françoise cherche à faire comprendre l'essentiel à sa filleule : « Je n'imaginais pas la peur qu'on peut ressentir à l'idée d'être reçu par un PDG ou un DRH ! Tout se passe pourtant beaucoup mieux lorsqu'on comprend que l'employeur a besoin de trouver quelqu'un pour le poste. C'est un échange ».
Les
parrains n'engagent pas leur entreprise, ne font aucune promesse d'embauche ni de stage. Ils soutiennent un
jeune diplômé qui veut « percer » dans leur domaine de compétence. « Je me nourris beaucoup de mon expérience, confie Françoise Berranger. J'ai eu moi aussi du mal à prendre du recul face à un refus. Il faut l'accepter et ne pas prendre cela comme un jugement sur sa personne. C'est juste que le lien ne pouvait pas se faire entre les deux parties ».
(Extraits Ouest-France, Isabelle GUILLERMIC)
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