mardi 03 novembre 2009
La filière équine, un secteur qui embauche
Parmi la centaine de métiers que regroupe la filière équine, il y a celui de maréchal-ferrant.
Dans un contexte de crise économique, le secteur des métiers du cheval tire son épingle du jeu.
Une centaine de métiers. Marie, 14 ans, adore les chevaux « depuis que je suis toute petite ». Venue avec ses parents dimanche au salon de Saint-Pierre-sur-Dives, elle envisage de travailler plus tard dans la filière équine. « Mais ça reste assez flou, je ne sais pas quoi faire précisément. » Il faut dire qu'elle a l'embarras du choix puisque plus de 100 possibilités s'offrent à elle.
Trois catégories. Il y a l'équitation, sports et loisirs : de l'enseignant au guide de randonnée en passant par le cavalier soigneur ou le palefrenier, ces deux derniers représentant 30 % des emplois. Il y a le domaine des courses (trot et galop), c'est-à-dire cavalier d'entraînement, responsable d'élevage, inséminateur ou talonnier. Et les métiers connexes, dans lesquels on ne travaille pas directement avec le cheval : commercial, organisateur d'événements, chercheur, institutions comme France galop ou PMU.
Un secteur porteur. Depuis ces sept dernières années, le nombre d'emplois augmente de 2 à 3 % par an en Basse-Normandie, de 1 à 2 % au niveau national, « ce qui, vu le contexte économique, est exceptionnel », insiste Gaëtan Mahon, responsable d'Equi-ressources, surnommée l'ANPE du cheval. Selon lui, deux facteurs l'expliquent : « La démocratisation du cheval qui fait que de plus en plus de personnes pratiquent l'équitation, l'essor du tourisme vert et de l'écologie. »
Les formations. La Basse-Normandie étant la région par excellence du cheval, elle compte une vingtaine de centres de formations, scolaires et pour les adultes. CAP, Bac pro, BTS. Il est aussi possible d'aller jusqu'au Bac + 6 avec le mastère Sciences et management de la filière équine.
De l'endurance. La première des qualités requises pour travailler dans ce secteur est la persévérance. « Ce sont des métiers très physiques, explique Gaëtan Mahon. Il faut porter des charges, travailler dehors, les horaires sont flexibles. Il faut aussi savoir s'imposer. » Parler anglais peut également être utile, car beaucoup de postes sont proposés à l'étranger.
Évolutions. Certains métiers, particulièrement à la mode, sont en train de se développer : dentiste du cheval, ostéopathe ou comportementaliste équin. Mais attention, « il y a peu de postes à pourvoir, précise Gaëtan Mahon. Les formations sont privées et les diplômes non reconnus au niveau national. En revanche, cela permet d'acquérir des compétences supplémentaires. »
Renseignements : Equi-ressources, haras national du Pin, tél. 02 33 39 58 57, www.equiressources.fr
Sylvie DEJOUY, Ouest-France