La petite société Alcior, à la Technopole de Laval, est en progression constante depuis des années.
mercredi 07 octobre 2009
Ces entreprises qui avancent malgré la crise
Loin du marasme actuel, des sociétés, petites ou grandes, investissent, créent des emplois et connaissent une belle réussite. Cinq exemples.
Alcior, éditeur de logiciels à Laval
La crise ? Quelle crise ! « En fait la période est favorable pour nous, admet Frédéric Aulong, le directeur général d'Alcior. Les industriels avec lesquels nous travaillons cherchent à savoir où ils perdent de l'argent. » Pour les aider, Alcior édite des progiciels qui planifient la production et permettent de suivre l'évolution d'un produit tout au long de la chaîne de fabrication.
L'entreprise existe depuis 2001 et fait travailler dix ingénieurs en informatique, dont trois ont été embauchés récemment. « Notre activité est en pleine progression. Et on se bat pour nous faire reconnaître. Le leader mondial des logiciels de gestion, Sage, utilise notre progiciel. »
Le restaurant La Guinguette à Montflours
« Vous n'avez pas réservé ? Franchement ça va être difficile. » Stéphanie Dubert est la patronne avec son mari, Patrice, de cet établissement planté dans un cadre magnifique en bordure de Mayenne, à Montflours. « On travaille beaucoup avec ceux qui font le sentier de halage. »
Le paysage ne fait pas tout. En semaine, le menu ouvrier attire entre 30 et 80 personnes. Et les menus classiques (18,50 € et 21 €) permettent de goûter une cuisine que Patrice, le chef, qualifie de « traditionnelle et recherchée ». Résultat, La Guinguette, qui propose de bien manger à prix doux, ne connaît pas la crise.
L'artisan OG Thermie à Meslay-du-Maine
« Finalement, la crise a peut-être été une bonne chose. Avant, on était sur un volume hors norme, toujours dans l'urgence sans pouvoir tout traiter. Et les clients n'étaient pas satisfaits du suivi. » Pour Jean-Luc Oger, le patron de OG Thermie (chauffagerie), à Meslay-du-Maine, « beaucoup de choses ont changé en quelques mois. Nous travaillons plus sereinement, on respecte les 35 heures et le marché a été assaini. »
Ainsi, les sociétés commerciales qui s'étaient engouffrées dans le marché juteux des énergies renouvelables, ont souvent fermé leurs portes. Aujourd'hui, le marché est moins fort, c'est vrai, mais « l'activité se recentre désormais sur l'artisanat, sur le savoir-faire de nos entreprises ».
Les stations de pompage de Feljas & Masson
Fondée en 1962, l'entreprise lavalloise Feljas et Masson n'a cessé de se développer au fil des décennies. Elle compte désormais des filiales en France (Haute-Savoie) et à l'étranger (Algérie, Éthiopie, Gabon...). « Nous construisons des stations de pompage, quasi exclusivement pour les collectivités, et nous pouvons aussi en assurer la maintenance », précise le PDG, Henri Coisne, qui a rejoint la société il y a 30 ans en tant qu'ingénieur. Le chiffre d'affaires annuel est de 12 millions d'euros. « En 2009, il devrait être en hausse de 15 à 20 %. »
La crise n'a donc pas de prise sur cette société qui évolue sur un créneau spécifique, très peu concurrentiel, et qui surfe sur la vague environnementale. L'effectif s'est étoffé, passant d'une trentaine d'employés sur Laval il y a quatre ans, à presque la cinquantaine cette année : chaudronniers, électriciens, ingénieurs, dessinateurs, etc. « Maintenant, on souhaite conserver cette taille, on est une entreprise à caractère familial. »
Jean-François VALLÉE avec Nicolas LEPIGEON, Ouest-France