Hier, un casting était organisé à Saint-Laurent-sur-Sèvre, pour un film avec Julien Doré et Marina Hands. Voici toutes les règles pour devenir le figurant idéal !
Être figurant, un métier à part entière
vendredi 07 août 2009
Hier, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, environ 200 candidats se sont présentés à un casting de figurants, organisé pour le film de Pascal Thomas, « Ensemble nous allons vivre une très belle histoire d'amour ». Plusieurs scènes seront tournées à proximité de la ville, entre le 10 et le 11 août. Le directeur de casting, Laurent Soulet, a rappelé les règles de base pour réussir cette première expérience dans le septième art.
• Rester naturel
Les figurants sont « ceux qui rendent les scènes crédibles et reconstituent l'atmosphère d'un lieu ». Chaque personne doit permettre de recréer une ambiance grâce à sa personnalité. Il faut donc rester authentique. Mesdames, inutile d'aller chez le coiffeur « et de revenir avec une choucroute » !
• Être disponible
Les figurants peuvent être prévenus de leur participation « la veille au soir du tournage, voire le matin même ». Et oui, dans le cinéma, il n'y a pas vraiment d'horaires ! À Saint-Laurent-sur-Sèvre, ils devront être présents de 8-9 h du matin jusqu'à 18 h, sauf décision de dernière minute. Ils devront rester disponibles jusqu'à 19 h 30.
• Avoir une très grande patience« Sur un tournage, on passe plus de temps à attendre qu'à réellement travailler. » Une journée de travail représente environ 1'30 du film. Lorsque les figurants ont la chance d'être appelés, ils doivent s'attendre à refaire la scène « trois, dix voire 25 fois ». Parfois, ils se déplacent sur les lieux, sans tourner. Les fans de tricot, mots croisés et autres sudokus seront clairement avantagés. « Seul le métier à tisser est interdit. Trop encombrant ! », blague Laurent Soulet.
• Mettre sa fierté de côtéÊtre figurant, c'est renoncer à être la tête d'affiche du film. À l'écran, « certains pourront être flous. Pour d'autres, seul leur bras apparaîtra ». Et pour les chanceux qui survivraient au montage, « vous devrez mettre des grands coups de coude à votre voisin pour qu'il vous aperçoive dans le film ! », plaisante Laurent Soulet.
• Comme au travailLes figurants sont des salariés. Dès leur arrivée sur les lieux du tournage, ils doivent remplir un
contrat de travail. Pour le film de Pascal Thomas, la rémunération est de 80 € brut par jour, plus les indemnités repas. Du coup, « on n'est pas là pour déchirer la chemise de Julien Doré, avoir un autographe ou une photo » !
• Être chanceuxSelon le directeur de casting, le réalisateur Pascal Thomas peut modifier son scénario « si une nature touche sa sensibilité ». Il peut alors « mettre en scène des petits personnages ». Et comme l'a précisé Laurent Soulet, « pendant le casting, on peut choisir son numéro. C'est un peu comme au loto » !
Céline LEBRETON, Ouest-France