La note de conjoncture de la chambre régionale des métiers dégage un peu de lumière face à la crise. L'enquête a été réalisée auprès de 600 artisans.
22 000 entreprises. Au total, l'artisanat ce sont 95 000 actifs, dont les dirigeants, les conjoints, les salariés et les apprentis. Il est présent à 43 % en zone rurale, 92 % des communes ont un artisan sur leur territoire. Un maillage important et une proximité de service qui expliquent leur résistance face à la crise.
Le bâtiment en premier. Sur 450 activités, la première branche reste le bâtiment, avec 9 000 entreprises et 37 000 actifs, soit 40 % du secteur. En seconde position arrivent les services (transports, soins à la personne...) avec 65 000 entreprises et 25 500 actifs.
Secteurs touchés. « La petite industrie a le plus souffert, indique Catherine Ploux, qui dirige le service étude et actions économiques à la chambre régionale. Des entreprises de fabrication (métaux, chimie, bois, textile...) qui comptent 3 600 entreprises et 17 000 actifs. Quand ils travaillent en sous-traitance, les affaires se sont compliquées. Elles ont baissé leur activité, sauf dans l'alimentation. » La conséquence est la perte des emplois, « bien que les chefs d'entreprises artisanales attendent le plus souvent le dernier moment pour licencier ».
Croissance molle. La note de conjoncture relève, malgré le contexte, une légère reprise, « qui n'atteint pas encore les niveaux de 2008, constate Catherine Ploux. Les trésoreries sont fragiles ». Le secteur de l'alimentation (boulangerie, boucherie...) a mieux résisté, « avec une clientèle qui opte pour le qualitatif. C'est l'avantage des artisans qui se trouvent à proximité et offrent un service de qualité ». Même phénomène dans le bâtiment, et plus précisément dans la restauration.
Formations les plus courues. Avec la réforme du bac pro, il y a de plus en plus de formations en alternance, dans beaucoup de domaines. Les plus demandées : le bâtiment et la mécanique pour les garçons, la coiffure et l'esthétique pour les filles. Certains métiers manquent de bras, comme les bouchers-charcutiers.
Éric AUPOIX.
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