Rennes Atalante : 25 ans et plus de 16 000 emplois
C'est l'un des fleurons de l'économie départementale. Rennes Atalante fête ces jours-ci ses 25 ans, 252 entreprises et plus de 16 000 emplois.
Deux fois plus d'emplois qu'il y a dix ans...
La technopole de Rennes Atalante a bien grandi. A la veille de ses 25 ans, elle s'étend désormais sur cinq sites en Ille-et-Vilaine : quatre dans l'agglomération rennaise et un à Saint-Malo. Fin octobre 2008, au total, elle regroupait 252 entreprises qui employaient 16 120 personnes. Une fois de plus, la technopole rennaise a donc vu le nombre d'emplois progresser. Entre 2007 et 2008, elle compte 751 emplois supplémentaires. C'est beaucoup plus qu'il y a dix ans. En 1998, Rennes Atalante abritait 152 entreprises et 7 500 emplois.
Plus de 10 créations d'entreprises par an
En 25 ans, 270 entreprises ont été créées sur la zone de Rennes Atalante. Soit près de 11 créations par an. En 2008, six entreprises ont cessé leur activité sur la technopole, entraînant la suppression de 28 emplois. Parallèlement, 15 nouvelles sociétés ont vu le jour, générant plus de 60 nouveaux emplois. « Dans le contexte actuel, cela fait du bien. Cette dynamique crée de l'optimisme économique. Et on en a besoin », note Claude Labit, l'actuel président de Rennes Atalante.
Les technologies de l'information en force
Le principal domaine d'activité de la technopole rennaise repose sans conteste sur les nouvelles technologies de l'information : elles concentrent plus de 80 % des emplois. Rennes Atalante abrite ainsi deux opérateurs de poids : le groupe France Telecom (Orange business services et Orange labs emploient 1 800 personnes) et le groupe Thomson (plus de 1 000 salariés). Deux autres secteurs d'activité sont néanmoins présents dans la technopole : celui de la santé et celui de l'agronomie et de l'environnement.
Il n'y a pas que le Minitel...
C'est à Beaulieu que France Télécom et TDF implantent, en 1972, le CCTE, leur centre de recherche commun, d'où naîtront le Minitel et le réseau Transpac (transmission de données par paquets). « Ce sont de belles images. Mais ne restons pas sur ces images du passé. Les entreprises rennaises contribuent aujourd'hui au développement de l'internet haut débit. Or là, les enjeux sont mondiaux », relève Claude Labit. C'est à Rennes, actuellement, que se développe la télévision sur téléphone mobile ou encore les images en relief.
La concurrence des autres technopoles
Quel est le poids de Rennes Atalante parmi les autres technopoles françaises ? Le parc de Sofia Antipolis, dans les Alpes-Maritimes, qui existe, lui, depuis plus de 30 ans, est plus vaste. On y trouve 1 414 entreprises et 30 000 emplois. Dans l'agglomération montpelliéraine, le BIC a été désigné meilleur incubateur mondial en 2007. Celui-ci annonce avoir contribué à créer plus de 425 entreprises en 22 ans, dans l'Hérault... Pour autant, Rennes Atalante fait bonne figure. Claude Labit est persuadé que la technopole rennaise dispose d'un atout de poids : ses partenariats avec les établissements d'enseignement supérieur, les laboratoires de recherches et leurs 5 000 chercheurs.