Une femme qui veut faire un « métier d'homme », Ségolène n'est pas seule dans ce cas.
Progressivement, l'ensemble des professions s'ouvrent aux femmes. Attention, rien ne se fait automatiquement. Les évolutions sont progressives.
Et, ce qui n'est pas facilement quantifiable, c'est la volonté que doivent déployer les jeunes femmes pour se faire admettre dans un milieu très masculin.
Dans le domaine spécifique des transports en Bretagne, elles représentent aujourd'hui 21 % du personnel. Mais seulement 3,5 % à la conduite. Une politique volontariste porte ses fruits : une opération de la Fédération nationale du transport routier (FNTR) a amené trois fois plus de femmes dans les formations à la conduite depuis cinq ans.
Annaïck Morvan, chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l'égalité, rappelle que « les femmes restent majoritaires dans les temps partiels et les contrats précaires ». Elles restent aussi plus longtemps au chômage.
Le chômage, justement : on affirme qu'elles sont moins touchées que les hommes par le phénomène. Annaïck Morvan relativise. Si, effectivement, sur un an, l'augmentation est de 28,3 % pour les hommes, elle n'atteint que 8,8 % pour les femmes (1). « Mais, dans le département, elles sont plus nombreuses à la base que les hommes (85 100 contre 77 500) alors qu'elles ne représentent que 47 % de la population active (et 57 % des demandeurs d'emploi) ».