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Au Danemark, les éoliennes offshore soufflent sur l'emploi
Les deux parcs éoliens offshore d'Horns Rev, à l'ouest du Danemark, comptent 171 générateurs.
Ouest-France
De notre envoyé spécial.
À la barre du navire qui fonce vers les parcs éoliens marins de Horns Rev, sur la côte ouest du Danemark, Knud Erik Moeller, 62 ans, ne regrette pas ses 42 années de pêche. Depuis quatre ans, il a acquis sept bateaux et recruté 35 anciens pêcheurs. Chaque jour, ses navires emmènent les techniciens qui entretiennent les générateurs. L'un de ses fils navigue avec lui ; les deux autres travaillent dans l'éolien.
« Avec les quotas, beaucoup de bateaux ont cessé leur activité ; les hommes se sont reconvertis dans l'offshore », explique Erik Clausen, directeur du port de pêche d'Hvide Sande. Après le gaz et le pétrole, maintenant en déclin, l'éolien a pris le relais depuis 1991. « Ici, 2 000 à 3 000 emplois en dépendent », note Soeren Clemensen, directeur du port d'Esbjerg d'où partent nacelles, mâts et pales alignés sur des hectares. Le port va investir 100 millions d'euros, afin d'agrandir les quais et terre-pleins que se partagent les deux constructeurs Siemens et Vestas.
On manque de bateaux
« L'Europe du nord se couvre de projets », montre sur une carte l'ingénieur Torsten Fisher, qui pose les fondations sous-marines. Le Danemark (5,5 millions d'habitants) produit 20 % de son électricité avec le vent et vise les 50 %.
Lars Nedergaard, responsable commercial chez A2Sea, ne sait plus où donner de la tête. Lancée il y a dix ans, sa société emploie 250 personnes et a déjà installé 500 éoliennes. « Je ne prends plus de contrats tant que nous n'y verrons pas plus clair dans la construction des bateaux. » Les navires manquent pour implanter les machines et poser les câbles. Et les chantiers tournent à plein régime.
À Arhus, Vestas vient d'ouvrir un centre de recherche et développement de 850 personnes. À Brande, Siemens revoit sa chaîne de montage pour accélérer la production de nacelles dans lesquelles se trouvent les générateurs électriques. Les 3 000 salariés livrent 50 machines par semaine. « Siemens Windpower comptait 850 personnes en 2004, nous sommes maintenant 6 000 », souligne Michael Hannibal, vice-président de la branche offshore.
La 18e curiosité du pays
Comment oiseaux, poissons et riverains vivent-ils ce grand courant d'air ? « La ressource n'a pas diminué », assure Erik Jensen, pêcheur à Hvide Sande. « La vie se développe autour des fondations », constate Torsten Fisher, avec son robot sous-marin.
Au phare de Blaavandshuk, le point le plus à l'ouest, juste en face des parcs éoliens, Bent Jakobsen compte depuis trente ans les populations d'oiseaux. On est là dans l'un des grands corridors européens de migrations. « À quelques kilomètres, les oiseaux modifient leur trajectoire et ceux qui traversent le parc volent bas », explique le fonctionnaire, en montrant les trajectoires enregistrées par un radar.
Les premières éoliennes, minces allumettes, sont à 14 km de la côte. « En dix ans, le nombre de visiteurs est passé de 2 à 3,5 millions, et l'immobilier a augmenté », note Colin John Seymour, directeur de l'office de tourisme. Les 171 machines des deux parcs d'Horns Rev, dont il organise les visites, sont devenues la dix-huitième curiosité du pays.
Lire aussi : Éoliennes en mer : l'île d'Yeu y voit une chance
À la barre du navire qui fonce vers les parcs éoliens marins de Horns Rev, sur la côte ouest du Danemark, Knud Erik Moeller, 62 ans, ne regrette pas ses 42 années de pêche. Depuis quatre ans, il a acquis sept bateaux et recruté 35 anciens pêcheurs. Chaque jour, ses navires emmènent les techniciens qui entretiennent les générateurs. L'un de ses fils navigue avec lui ; les deux autres travaillent dans l'éolien.
« Avec les quotas, beaucoup de bateaux ont cessé leur activité ; les hommes se sont reconvertis dans l'offshore », explique Erik Clausen, directeur du port de pêche d'Hvide Sande. Après le gaz et le pétrole, maintenant en déclin, l'éolien a pris le relais depuis 1991. « Ici, 2 000 à 3 000 emplois en dépendent », note Soeren Clemensen, directeur du port d'Esbjerg d'où partent nacelles, mâts et pales alignés sur des hectares. Le port va investir 100 millions d'euros, afin d'agrandir les quais et terre-pleins que se partagent les deux constructeurs Siemens et Vestas.
On manque de bateaux
« L'Europe du nord se couvre de projets », montre sur une carte l'ingénieur Torsten Fisher, qui pose les fondations sous-marines. Le Danemark (5,5 millions d'habitants) produit 20 % de son électricité avec le vent et vise les 50 %.
Lars Nedergaard, responsable commercial chez A2Sea, ne sait plus où donner de la tête. Lancée il y a dix ans, sa société emploie 250 personnes et a déjà installé 500 éoliennes. « Je ne prends plus de contrats tant que nous n'y verrons pas plus clair dans la construction des bateaux. » Les navires manquent pour implanter les machines et poser les câbles. Et les chantiers tournent à plein régime.
À Arhus, Vestas vient d'ouvrir un centre de recherche et développement de 850 personnes. À Brande, Siemens revoit sa chaîne de montage pour accélérer la production de nacelles dans lesquelles se trouvent les générateurs électriques. Les 3 000 salariés livrent 50 machines par semaine. « Siemens Windpower comptait 850 personnes en 2004, nous sommes maintenant 6 000 », souligne Michael Hannibal, vice-président de la branche offshore.
La 18e curiosité du pays
Comment oiseaux, poissons et riverains vivent-ils ce grand courant d'air ? « La ressource n'a pas diminué », assure Erik Jensen, pêcheur à Hvide Sande. « La vie se développe autour des fondations », constate Torsten Fisher, avec son robot sous-marin.
Au phare de Blaavandshuk, le point le plus à l'ouest, juste en face des parcs éoliens, Bent Jakobsen compte depuis trente ans les populations d'oiseaux. On est là dans l'un des grands corridors européens de migrations. « À quelques kilomètres, les oiseaux modifient leur trajectoire et ceux qui traversent le parc volent bas », explique le fonctionnaire, en montrant les trajectoires enregistrées par un radar.
Les premières éoliennes, minces allumettes, sont à 14 km de la côte. « En dix ans, le nombre de visiteurs est passé de 2 à 3,5 millions, et l'immobilier a augmenté », note Colin John Seymour, directeur de l'office de tourisme. Les 171 machines des deux parcs d'Horns Rev, dont il organise les visites, sont devenues la dix-huitième curiosité du pays.
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Marc LE DUC.
vendredi 10 septembre 2010
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