Actualite


Métiers de la mode : il y a toujours un avenir dans la couture

De l'espoir pour les jeunes qui choisissent cette voie



Vendredi, le lycée Robert-Buron organise une journée consacrée aux métiers de la mode. Un secteur en regain de vitalité après des années difficiles.

« Depuis 1987, j'entends qu'il n'y a pas d'avenir dans la couture. En fait, il y a encore beaucoup d'opportunités dans des secteurs bien précis, comme le luxe. » Cécile Kosmalski sait de quoi elle parle. Il y a un an, elle a repris l'entreprise Styl'Couture, devenue Atelier Styl'Couture, à Saint-Berthevin.

Ici, on travaille pour Hermès, Vuitton, Nina Ricci, Balenciaga... « C'est le secteur luxe haut de gamme. On fait des chemisiers, des jupes, des robes... Ce qu'on appelle le flou. Et on vise le grand flou : robes du soir, grandes robes longues. »

À l'Atelier Styl'Couture, pas de cadences infernales. « Il y a de la productivité, bien sûr, mais surtout de la qualité, de la technicité. Et en production, on ne dépasse pas 300 à 400 pièces pour un modèle. »

Avant de reprendre cette entreprise, à 35 ans, Cécile Kosmalski avait déjà fait son chemin de la mode. « J'étais passionnée par le métier depuis toute petite. Ma grand-mère avait été petite main chez Dior. Elle était Bretonne et travaillait sur les costumes, brodait... C'est elle qui m'a appris. »


« Un jour j'aurai ma boîte »

Plus tard, elle passe un BEP couture, puis un bac F12 option matériaux souples, enchaîne sur un BTS et termine par un diplôme universitaire des industries textiles et de l'habillement (DUITH), à Troyes.

De ces années d'études, elle garde un souvenir marquant : « Lors de mon premier stage, ça m'avait fait mal de voir comment étaient traitées les piqueuses, qui étaient soumises à des cadences infernales. Je m'étais dit : 'Un jour j'aurai ma boîte et je changerai les choses'. »

En attendant, elle travaille en Sarthe, à Brûlon. « D'abord dans l'entreprise Valois, qui faisait du haut de gamme, comme animatrice de groupe. Puis Valois est devenue Albea. Je suis restée et je suis devenue agent de méthode. » Cécile Kosmalski rachète les parts d'un des actionnaires et devient associée avant d'avoir l'opportunité de racheter Styl'Couture. « Il s'agissait d'un départ en retraite. L'entreprise était saine, réputée pour son savoir-faire et la qualité de son travail. »


Croire au beau, à la qualité, être patient

Un an après la reprise, la jeune chef d'entreprise est satisfaite. « Les retours des clients sont positifs. J'ai consolidé les bases. je connais les clients, le personnel... Je tiens sur mes jambes. »

De quoi être optimiste, avoir des projets. « En Mayenne, il y a toujours un très bon réseau de façonniers. On est moins nombreux qu'à une certaine époque, mais le marché du luxe a explosé, il y a plus de travail. »

Par exemple, douze personnes en contrat à durée déterminée sont venues s'ajouter aux 45 salariées d'Atelier Styl'Couture, en décembre, pour faire face à plus de demandes. Il y a donc de l'espoir pour les jeunes qui choisissent cette voie. « Je leur conseille d'aimer le beau, la qualité, la technicité, et d'être patientes. »

Source : Ouest-France


A lire "Aide à domicile : un métier qui a de l'avenir"





Plus d’infos : Emploi - Formation - Cession entreprise
Plus d’annonces : Immobilier - Bateaux - Bonnes Affaires - Automobiles - Locations de vacances
Mentions légales - © Ouest-France Multimédia - Contact
Ouestfrance-emploi.com est adhérent de la charte Net-Emploi initiée par l'ANPE.
net-emploi