En seulement neuf ans d’existence, les licences professionnelles ont creusé leur trou.
Les chefs d’entreprise apprécient leurs diplômés à bac + 3. Enquête.
Créées en 1999, les licences professionnelles
se sont multipliées. On en compte
aujourd’hui 1 438.
Alternant, sur une année, enseignement
pratique et théorique avec un stage
en entreprise de douze à seize semaines,
c’est une formation phare des IUT.
60 %
de ces licences professionnelles sont en
effet dispensés par les IUT. Leurs étudiants
et ceux possédant un BTS viennent
ainsi chercher une spécialisation intéressante
et surtout un diplôme reconnu à
bac + 3. Cette filière est aussi ouverte aux
étudiants d’université et aux adultes.
Pour mesurer la notoriété de ce diplôme,
qui fêtera ses dix ans l’an prochain,
l’Union nationale des présidents d’IUT a
demandé à l’Ifop d’interroger 502 responsables
du recrutement dans des entreprises
de plus de 50 salariés.
Deux professionnels sur trois connaissent
ces licences. Un sur cinq a déjà recruté
un de ces diplômés. Ces recruteurs
sont d’abord des banques et des grandes
entreprises de l’industrie, du bâtiment et
des travaux publics. Et ils tressent des lauriers
aux diplômés.
Constat encourageant : la formation est
adaptée aux besoins des entreprises. Normal
: 20 % des cours sont dispensés par
les professionnels.
Conséquence : les diplômés
sont directement opérationnels
dans les entreprises.
Vive le stage ! Les recruteurs
apprécient encore la maturité
professionnelle des diplômés plus importante
que celle des titulaires d’un DUT et
d’un BTS. Logique : ces étudiants ont un
an de plus !
Autres éloges des professionnels : les
diplômés possèdent des connaissances
techniques pointues. Ils s’organisent bien,
ils ont de la méthode, prennent des initiatives
et des responsabilités.
Petit bémol : les salaires. Les licences
professionnelles ont encore du mal à s’imposer
dans les grilles de rémunération.
L’industrie et les banques ont tendance à
payer un débutant de licence pro comme
un diplômé d’IUT ou de BTS à bac + 2.
Même si ensuite les évolutions de carrière
sont plus rapides. 2ventuellement, des chefs d’entreprise ne connaissent
pas encore très bien ce diplôme avec plus
de mille intitulés différents, souvent très
long et parfois très abstrait. De quoi se
perdre ou, pire, se désintéresser.
Source : Ouest-France
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