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Profs, intérimaires, salariés à domicile...

Les oubliés de la médecine du travail



La médecine du travail est censée s'appliquer à tous les salariés, mais plusieurs catégories, comme les enseignants, les intérimaires et sous-traitants, ou encore les salariés à domicile, ne bénéficient pas de ses services.


Ainsi plus d'un million de personnes travaillent dans le secteur des services à domicile, et sont exposés à toute sorte de risques professionnels (Troubles musculo-squeletiques, chimique, électriques, etc), souligne le ministre du Travail Xavier Bertrand dans un document d'orientation diffusé mardi, portant sur la future réforme de la médecine du travail.


Mais "ils ne bénéficient d'aucun suivi ni d'aucune action de prévention", déplore le ministre.


La fédération des particuliers employeurs (Fepem) a déjà dénoncé à plusieurs reprises un système qui pénalise les salariés travaillant en gré à gré pour plusieurs particuliers-employeurs, car rien n'oblige les employeurs à payer une visite médicale pour les temps partiels.


Autres catégories oubliées, les salariés saisonniers: le ministre envisage de "reprendre une disposition qui existe dans le secteur agricole", et qui prévoit une visite d'embauche pour des durées de contrats supérieurs à 40 jours".


Pour la CFTC, "c'est une régression. Le gouvernement recommande une visite médicale seulement au delà de 40 jours d'embauche, alors que la loi actuelle prévoit que tout salarié doit bénéficier d'une visite d'embauche".


De même, les salariés des entreprises sous traitantes et intérimaires, mal suivis par les médecins ou de manière très aléatoire, pourraient bénéficier des services de santé au travail des entreprises donneuses d'ordre, notamment lorsque ces services ont des compétences particulières sur un site ou un bassin d'emploi donné (ex: nucléaire).


Les syndicats de la Fonction publique espèrent voir améliorer leur propre système de médecine du travail (baptisée médecine de prévention), qui, selon la CFDT, est "extrêmement succinct" dans la Fonction publique d'Etat (ministères) où elle ne couvre que la moitié des 2,5 millions d'agents.


Les enseignants notamment, n'ont souvent droit qu'à une visite médicale au moment de leur titularisation, "puis après plus rien" ou quelques visites, "sur la base du volontariat", souligne la FSU.


En février, le Conseil économique et social a dénoncé dans un rapport des "suivis trop variables des agents".


Source : AFP


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