Affiches, emballages, dépliants publicitaires… l’empreinte des graphistes est partout.
Leurs images doivent capter le regard et séduire.
« Dès le collège, j’étais très branché
ordinateur. Je faisais partie du club informatique.
J’ai songé un moment devenir
informaticien. Mais la programmation
m’ennuyait. En revanche, j’adorais
le montage photo et le côté graphique. »
Après son bac S, Maelwenn Leduc s’engage
dans des études de graphisme.
Mais auparavant, il doit passer par une
classe de mise à niveau en arts appliqués.
« C’est obligatoire pour entrer en BTS
communication visuelle. On apprend les
bases en dessin, en histoire de l’art… On
se forge une culture artistique. »
Maelwenn choisit l’Institut supérieur
des arts appliqués de Nantes (Lisaa). En
BTS, il prend l’option graphisme, édition,
publicité. « J’ai trouvé ce que je voulais.
J’étais dans mon élément. » Dans ce
métier artistique, les emplois ne courent
pas les rues. Maelwenn commence par
travailler en indépendant pour une société
informatique installée à Paris, puis décroche
un premier emploi dans une entreprise
de… métallurgie d’Angers !
On n’attend pas forcément un graphiste
en milieu industriel. « Détrompezvous.
Les entreprises ont aussi besoin
de communiquer visuellement. J’ai créé
plusieurs catalogues pour vanter les armatures
métalliques des bâtiments et
toutes sortes de pièces en fonte et en
acier. Un vrai travail de création. Je récupérais
les informations et les photos
auprès des commerciaux et des fournisseurs.
À moi de sélectionner les éléments
à mettre en avant et de constituer
des montages harmonieux. »
Au bout d’un an et demi, Maelwenn
songe à travailler dans un domaine plus
artistique. Grâce au carnet d’adresses
de son ancienne école, il est embauché
dans une agence de design signalétique,
spécialisée dans le patrimoine et les sites
historiques : Unsens, à Saint-Herblain.
Maelwenn travaille sur des dépliants touristiques
et sur de superbes panneaux
d’informations pour les visiteurs qui découvrent
un site ou un lieu historique. Sa
directrice artistique définit les directives
esthétiques, typographiques, de couleurs
et le choix des matériaux. Les textes sont
rédigés par le chef de marché spécialisé
en patrimoine. Intégré dans une équipe,
Maelwenn décline des idées suivant les
orientations validées avec le chef de projet
et la directrice artistique.
L’ordinateur est bien sûr son instrument
de travail favori. Mais Maelwenn dessine
aussi des croquis à la main qu’il scanne
et retouche sur l’ordinateur. « Le graphiste
n’est pas un artiste, mais un technicien
de l’image. »
Joël CRUSSON, Ouest-France
Durée des études
Deux ans après le bac
pour le BTS communication
visuelle. Trois à
cinq ans d’études dans
les écoles d’art et les
Beaux-arts.
Coût des études
En BTS public : 198 €
par an. Aux Beauxarts
: 200 € à 700 €. En
école privée : 2 000 € à
7 000 €.
Salaires
Au départ : 1 200 € à
1 300 € net par mois.
Au bout de dix ans :
1 500 € à 1 600 €.
Embauches
Environ 700 emplois
de graphiste se dégagent
chaque année
en France. Les débuts
sont souvent difficiles.
Il existe trop de formations
menant à ce métier
qui attire les jeunes.
Localisation
Les graphistes travaillent
dans les
agences de publicité
et de communication,
dans les grandes entreprises,
les studios de
création… ou travaillent
en indépendant.
Profil
Avoir un sens artistique
et visuel. Être curieux.
Avoir de l’imagination.
Savoir observer et écouter
les clients. Travailler
rapidement en respectant
les délais d’impression.
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