Le lycée la Fontaine-des-Eaux à Dinan forme des spécialistes du froid. Les élèves ont souvent un travail en vue avant même leur diplôme.
« Des offres d'emploi de frigoriste, j'en ai vingt à trente chaque année, les entreprises ont bien du mal à trouver des candidats », note Pierre Bénis, chef de travaux au pôle Cristal à Dinan. Quand nos jeunes terminent leur formation, ils ont déjà une entreprise en vue. »
Seuls trois établissements bretons forment au métier de frigoriste. A Dinan, le lycée la Fontaine-des-Eaux abrite le pôle de compétence « froid ». On y fait de la recherche et développement pour les entreprises du secteur et on y forme les élèves en bac pro des métiers du froid ou en BTS « fluide, énergie et environnement », par la voie classique ou en apprentissage.
« Un frigoriste au chômage, ça n'existe pas », confirme Ludovic Poirier. Après un BEP, bac pro puis un BTS en alternance des métiers du froid, Ludovic a travaillé chez un constructeur frigoriste. Désormais le jeune homme est technicien, chargé des études et expérimentation au pôle cristal. « A la sortie du BTS, le salaire d'un débutant c'est 1 100 €, net. Deux ou trois ans plus tard, il peut monter à 1 800 €, selon l'évolution de la personne. » En effet la qualification de frigoriste étant très recherchée, les entreprises recrutent souvent par débauchage. Et les salariés peuvent faire monter les prix.
« C'est un métier touche à tout : électricité, plomberie, mécanique, automatisme, apprécie Ludovic. Pour monter une chambre froide par exemple, il faut assembler les éléments. » C'est aussi un travail varié, ajoute Pierre Bénis : « Un gros chantier dans une usine agroalimentaire durera trois mois. Et si le salarié travaille pour un artisan, il peut changer de client tous les jours. Il faut être autonome. Les frigoristes travaillent souvent seuls ou en petite équipe. »
Fabienne RICHARD, Ouest-France
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