L’hebdomadaire le marin pointe les métiers de la mer qui recrutent : nautisme,
construction navale, transport, océanographie, pêche... À consulter sur www.lemarin.fr
Étonnant : de nombreux métiers de la mer
peinent à recruter. Pour tout savoir sur les
formations et les professions méconnues
: www.lemarin.fr
Manque d’officiers. À la sortie des écoles
d’officiers de la marine marchande, les
jeunes ont l’embarras du choix pour leur
premier emploi plutôt bien payé : 2 800 €
à 3 800 € brut par mois pour un lieutenant
machine ou passerelle. Les seconds capitaines
et mécaniciens touchent de
4 000 à 5 000 €. Un commandant et un
chef mécanicien perçoivent entre 4 500 €
et 7 000 € brut. Bourbon, un des leaders
mondiaux de l’offshore, propose, d’ici à
2012, 4 500 emplois sur ses navires
qui travaillent avec les plateformes pétrolières.
Sur les quais des ports. À terre, dans
les entrepôts et les bureaux, les entreprises
recrutent des caristes, des magasiniers,
des responsables d’entrepôts, des
logisticiens, des transitaires, des déclarants
en douane, des commerciaux. Diplômes
privilégiés : le BTS transport, le
DUT logistique et les formations de l’AFTIftim
jusqu’à bac + 4. TLF (Transport et logistique
de France) veut embaucher plus
de 50 000 jeunes d’ici à cinq ans.
Chantiers navals. Tous cherchent des
chaudronniers, des soudeurs, des charpentiers
métaux, des monteurs cabine. À
Saint-Nazaire (Aker Yards), à Lorient
(DCNS), à Cherbourg (CMN), aux Sablesd’Olonne
(Océa) et dans tous les petits
chantiers. Salaire pour un débutant :
1 450 € net par mois pour un débutant en
3x8 chez Aker Yards.
Boom sur l’offshore. Depuis trois ans,
l’exploration et la production de pétrole et
de gaz en mer connaît un bel essor. Sur
les plateformes, comme à terre, les entreprises
recrutent des titulaires de bac professionnels
et de BTS techniques. L’IUT
de Lannion ouvre, en septembre, la licence
professionnelle instrumentation
pour l’exploration et l’exploitation pétrolière.
La Mecque des ingénieurs du pétrole
et du gaz est l’École supérieure du
pétrole, à Paris. L’Ensam d’Angers et l’École
navale de Brest ont créé le mastère
spécialisé offshore équipements industriels
navals.
Océanographie. Peu d’emplois malgré
500 départs en retraite d’ici à 2015 à l’Ifremer.
L’an dernier, seuls 33 océanographes
et 21 techniciens ont été recrutés.
Peu de gardiens du littoral. Les métiers
du littoral attirent plus qu’ils ne recrutent.
On ne compte que 550 gardiens
du littoral en France. Petit espoir : les
400 emplois prévus (les plongeurs ont un
avantage) dans les huit parcs naturels marins
prévus en 2012.
Plongeurs. Ils sont 12 000 à travailler
pour des travaux immergés du bâtiment,
l’offshore… Ils sont formés à l’Institut de
Marseille (INPP), mais aussi à Trebeurden
et aux Glénan, dans le Finistère.
Nautisme. 96 % des emplois concernent
les stratifieurs (construction des
coques en plastique), les menuisiers
agenceurs, les peintres, les mécaniciens
moteurs, les commerciaux… Très peu les
architectes navals et les bureaux d’études.
Source : Ouest-France
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