Favoriser l'emploi des jeunes des quartiers populaires
Emploi en banlieue : les objectifs du Conseil Economique et Social
Du concret pour l'emploi en banlieue
Favoriser l'emploi des jeunes des quartiers populaires : c'est l'objectif du Conseil économique et social (CES) qui détaille ses propositions.
« Insuffisant. » Le plan banlieue, lancé au début de l'année par Nicolas Sarkozy et Fadela Amara, ne satisfait pas le CES qui a préparé sa propre copie. « Entre ce qu'on nous avait annoncé - un plan Marshall pour les banlieues - et ce qu'on obtient, il y a un manque de moyens clairs », résume Fodé Sylla, rapporteur du texte sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires.
Dans sa note, mise au vote mercredi, le Conseil économique et social propose six mesures pour favoriser l'emploi des 18-25 ans dans les zones urbaines sensibles (ZUS). Il recommande de barrer l'accès aux marchés publics des entreprises coupables de discriminations. Ou d'exonérer de cotisations sociales les employeurs qui recrutent des jeunes résidant dans des banlieues défavorisées, même si leur entreprise n'y est pas située.
Pour le CES, il est urgent d'« activer chaque maillon de la chaîne », de l'école au recrutement. Car ces jeunes subissent de multiples discriminations à l'embauche (liées à leur couleur de peau, à leur ville de résidence, etc.), mais aussi en matière de transports ou de logement.
Le rapport souligne aussi la nécessité de lever les conditions de nationalité posées dans certains emplois publics, en milieu hospitalier notamment, et d'attirer les jeunes vers l'artisanat.
Opposé au CV anonyme, le Conseil économique et social souhaite néanmoins le développement d'outils permettant d'évaluer « l'avancée de la diversité dans l'emploi ».