Malgré une amélioration sensible des conditions de travail des métiers du bâtiment, la profession manque de main d'oeuvre. Avis aux amateurs...
« Les entrepreneurs du BTP ont réussi leur pari de recruter », constate Alain Racineux, directeur du centre d'information et d'orientation (CIO) de Saint-Malo où il voit passer de nombreux candidats aux métiers de cette filière : maçonnerie, menuiserie, peinture, couverture, plâtrerie, carrelage, etc.
« On remarque un réel engouement des jeunes pour les métiers du bâtiment, confirme Mikaël Mercerie, adjoint à la direction de la mission locale malouine. Il y a dix ans on partait à la chasse aux candidats ; aujourd'hui, c'est plutôt la chasse aux centres de formation. »
En dépit de ces constats encourageants, les entreprises peinent toujours à recruter.
Et ce, malgré une grille de salaires plus alléchante que dans d'autres métiers. Un CAP débutant touche en effet 9, 12 € l'heure, soit plus que le Smic (8,44 €). Après quelques années d'expérience, il peut passer à 12 ou 13 € de l'heure. Sans compter les primes de chantier et les possibilités d'évolution.
L'offre reste cependant supérieure à la demande. « Fin décembre 2007, pour 42 demandeurs intéressés par ces métiers, on comptait 111 offres », expliquent Sophie Vaudin et Anne Milant, conseillères à l'ANPE, responsables du secteur et chargées d'organiser le forum du bâtiment. Un chiffre qui, selon elles, s'explique par la pénurie de personnes qualifiées.
« Les entreprises hésitent encore à former. Le problème, c'est que la plupart des candidats inscrits chez nous sont sans qualification ou expérience. Notre rôle est d'amener les employeurs à les former même s'il existe un risque que ces personnes s'en aillent ensuite. »
Hélène PERRAUDEAU, Ouest-France
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